• juillet 21, 2024
  • Last Update juillet 20, 2024 8:24 pm
  • yaoundé

Guinée Equatoriale : L’opposition veut mettre fin à la dynastie Obiang

Guinée Equatoriale : L’opposition veut mettre fin à la dynastie Obiang

Alors que le parti au pouvoir s’apprête à désigner Teodoro Obiang Nguema Mbasogo , l’actuel président équato-guinéen comme candidat à la présidentielle de 2023 (à moins que son fils Teodorin ne parvienne à inverser la tendance), les opposants exilés accentuent la pression diplomatique.

L’opposant Salomon Abeso Ndong et ses proches collaborateurs, dont Filiberto Ntuhuhu Mabale, s’activent à Paris pour convaincre leurs interlocuteurs diplomatiques de hausser le ton face au président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, en vue de la prochaine élection présidentielle prévue en 2023.

Le président de la Coalition d’opposition pour la restauration d’un État démocratique (Cored) a rencontré à deux reprises. Christophe Bigot, le directeur Afrique du ministère français des Affaires étrangères. Il lui a réaffirmé que la Cored ne participerait pas au processus électoral si Obiang ou son fils, Teodoro Nguema Obiang Mangue (« Teodorin ») s’organisaient pour se maintenir à la présidence.

Le parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE, au pouvoir) s’apprête en effet à désigner son candidat pour la prochaine présidentielle lors d’un congrès récemment à Bata. Le chef de l’État, qui présidé la formation, est donc pour le moment le candidat naturel. Mais son fils, par ailleurs vice-président, espère encore obtenir le précieux sésame.

Pour participer au scrutin de 2023, la Cored, qui rassemble une vingtaine de partis en exil, exige que tous deux se retirent de la course. Représentée en France par le cabinet d’avocats de Me Jean-Pierre Spitzer, elle réclame en outre la tenue d’un dialogue national supervisé et sécurisé par les Nations unies et le retour à la constitution de 2009, qui limitait le nombre de mandats à deux.

Surtout, la coalition d’opposants réclame une amnistie générale des exilés. Salomon Abeso Ndong et son secrétaire général Filiberto Ntuhuhu Mabale ont en effet tous deux été condamnés à plus de soixante ans de prison pour leur participation à une tentative de coup d’État en 2017. Quant à leur allié et opposant historique Severo Moto, sa peine excède les cent années de détention.

Les patrons de la Cored ont ainsi plaidé auprès des diplomates français mais aussi américains et espagnols pour qu’ils acceptent de garantir l’application de cette éventuelle amnistie et leur sécurité en cas de retour au pays. Selon les informations de Jeune Afrique, pour accentuer la pression sur les Obiang, ils ont également pris contact avec les services diplomatiques de l’Union européenne pour l’Afrique centrale, ainsi qu’avec des interlocuteurs au sein de la firme pétrolière Total.

Si les Obiang père et fils n’acceptaient pas de se retirer de cette course un brin jouée d’avance malgré la pression diplomatique , scénario très hautement probable bien que Teodoro Obiang Nguema Mbasogo ait récemment reçu la visite des ambassadeurs français, espagnol et américain , les opposants n’excluent pas d’avoir recours à la force pour renverser la dynastie au pouvoir.

La coalition espère ainsi mobiliser des contacts dans l’armée, notamment parmi les gradés de niveau intermédiaire, et compterait alors sur un « feu vert » des principales puissances occidentales présentes sur le sol équato-guinéen. Elle estime alors pouvoir prendre le dessus sur la garde rapprochée de l’actuel président, composée en grande partie de 3500 à 4000 mercenaires ougandais, zimbabwéens et ukrainiens.

SOURCE : JEUNE AFRIQUE

administrator

Related Articles

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *