• juillet 21, 2024
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  • yaoundé

Le manioc sous toutes ses formes

Le manioc sous toutes ses formes

Le Groupe des pisciculteurs, éleveurs, maraîchers de MFIDA 4 (Gic GPEM), situé dans l’arrondissement d’Akono a participé à la foire agropastorale et artisanale de Ngoumou. Leur souci est d’avoir la matière première, ce sont les tubercules de manioc, c’est ce qui leur manque le plus, pour prospérer dans leur activité. Actu24.info a rencontré la déléguée du Gic, Julienne Edima.

« Le Gic existe depuis 2002, les membres ne sont pas permanents, quand certains pensent qu’ils ont atteints leurs objectifs ils partent et d’autres s’inscrivent », c’est en ces termes que madame la déléguée du Gic GPEM commence ses propos. Selon elle toute chose a des avantages et des inconvénients. Le Gic GPEM fait dans l’agriculture, le manioc, la semence, la transformation, les tubercules. Dans l’élevage, nous faisons dans le poulet, le porc, la pisciculture.

Les difficultés, il y en a toujours, la déléguée Julienne Edima évoque le manque des alevins, le manque de matériel entre autres. Participer aux foires elle en a l’habitude et a des attentes bien précises : « Nous participons aux foires pour avoir les partenaires, avoir des personnes qui pourraient ne serait ce que vendre des boutures. L’année passée le gouvernement a eu pitié de nous, le CEFCA nous a construit l’usine de manioc, il nous a donné deux machines pour transformer le bâton de manioc. Mon souhait est que le gouvernement nous aide à cultiver le manioc, la farine de blé manque. Nous avons beaucoup de terrains au Cameroun nous devons cultiver, c’est la matière première. Le tubercule de manioc est notre matière première, le gouvernement doit nous aider à faire de grands champs, augmenter notre superficie pour avoir de la farine au Cameroun surtout la farine de manioc ».

Marie Madeleine Nseng Ateba est un membre engagé de ce Gic, avec le manioc, ils font le couscous, le bâton, le tapioca. Aujourd’hui elles ne peuvent pas faire le tapioca car absence de moulins, elles font plus dans les boutures de manioc. En fait chacune travaille individuellement dans son champ, quand il faut acheter les boutures à 25 fcfa, on choisit car il y a cinq types de qualité, il y a le manioc qu’on mange, celui qu’on transforme. « Nous sommes ici pour le compte de l’agriculture, nous devons montrer comment le manioc est valorisé. Vous voyez cette pyramide, on a utilisé 4 filets de manioc ».

Transformer le manioc, tâche pas évidente sans moulin. Pour obtenir le tapioca, la farine, l’amidon d’où l’appui et le soutien du gouvernement très attendu pour ce Gic GPEM âgé de 20 ans.

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