• juillet 21, 2024
  • Last Update juillet 20, 2024 8:24 pm
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INCITER LES JEUNES A LIRE DAVANTAGE

INCITER LES JEUNES A LIRE DAVANTAGE

La journée mondiale du livre et du droit d’auteur se célèbre le 23 avril de chaque année. Initiée par l’UNESCO, l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture cette journée vise à promouvoir la lecture, la publication et les droits d’auteur. Au Cameroun dans la capitale politique Yaoundé, une JPO (Journée Portes Ouvertes) a été organisée sur l’esplanade du musée national où plusieurs entreprises d’édition ont exposé leurs œuvres littéraires ce 25 avril 2022.

La cérémonie protocolaire s’est déroulée dans la salle de convivialité du musée national ponctuée par nombre de discours parmi lesquels celui du Dr Pascal Bekolo Bekolo le responsable du pôle des Arts Littéraires qui a dressé l’état des lieux de leur secteur et il justifie d’ailleurs sa présence à cette journée mondiale du livre et du droit d’auteur à actu24.info : « C’est une journée qui a été instituée par l’UNESCO en 1995, aujourd’hui on célèbre la 27ème édition. Occasion d’attirer l’attention des uns et des autres dans le monde sur le sort du livre et du droit d’auteur parce que le livre doit entrer au cœur de la société. Le livre est porteur de toute la culture et de la civilisation depuis environ 3000 ans. Malheureusement de nos jours peu de personnes s’adonnent à la lecture, elle est en perte de vitesse avec les technologies de la communication et de l’information. Nous luttons pour donner au livre son Ora, c’est le livre qui nous a tous fabriqué, il n’y a pas un métier qu’on peut exercer sans le livre, mais les gens l’ignorent parfois. »

Autre discours celui de Daniel Nadjiber, le coordonnateur national du pôle des professionnels du livre, notamment promoteur des Editions « DINIMBER & LARIMBER », s’est exprimé sur l’industrie du livre au Cameroun : « Elle est la pionnière en Afrique du Sud du Sahara avec l’ouverture de la première maison d’éditions à Yaoundé en 1963, les Editions CLE comptent aujourd’hui plus de 1000 titres dans leur catalogue. De 1963 à 2000, seuls quelques acteurs offrent le service d’éditions, et c’est pareil dans le secteur de la librairie et de la distribution. La révolution dans l’industrie du livre au Cameroun a été favorisée par la création au sein de l’ESSTIC, l’Ecole Supérieure des Sciences des Techniques de l’Information et de la Communication, d’un département en charge de la formation des éditeurs et l’accélération de l’intégration des TIC dans la société camerounaise et l’amélioration progressive du climat des affaires. De nos jours, on compte plus de 250 maisons d’éditions ont été enregistrés au Cameroun ».

Dr Pascal Bekolo Bekolo en vert, Daniel Nadjiber en veste présente les ouvrages dans son stand

Pendant la cérémonie protocolaire, Armand Claude Abanda, auteur du livre « Le fils du prélat », par ailleurs représentant résident de l’IAI, Institut Africain d’Informatique, a profité de l’occasion lors de son passage sur scène, de démontrer l’importance de la lecture. Selon lui la lecture est un véritable levier pour accentuer le savoir et le savoir-faire. De père inconnu et il en a souffert, Armand Claude Abanda a donc décidé qu’il sera la voix des sans voix, la voix de ceux qui souffrent, la voix des orphelins, la voix des enfants de la rue car quand on est orphelin on n’a pas demandé à l’être.

Armand Claude Abanda, auteur lit un passage de son livre »Le fils du prélat » face au public

L’après midi a été consacrée par une table ronde des éditeurs avec des thématiques bien précise à savoir : la mise en œuvre du mouvement artistique et culturel quel impact pour le secteur de l’édition ; la politique nationale du livre au Cameroun ; la contribution de l’industrie locale du livre à l’économie camerounaise : enjeux et défis ; comment améliorer la diffusion et la distribution d’ouvrages camerounais ; la femme peut elle réussir dans les métiers de l’édition au Cameroun.

Sur l’esplanade du musée national, plusieurs entreprises d’éditions exposent, deux d’entre elles justifient leur présence à cette Journée Portes Ouvertes organisée pour la circonstance.

Christelle Noah est la coordonnatrice départementale du pôle Édition au Cameroun, également directrice générale d’une maison d’édition « ÉCLOSION » créé en 2019 par cette dernière : « Mon combat est de valoriser le livre, valoriser la lecture au Cameroun, c’est toujours un honneur pour moi de me retrouver dans tout ce qui est regroupement littéraire et faire partie des membres de l’organisation, c’est un réel plaisir pour moi. Nous avons d’ailleurs un prix littéraire que nous avons initié qui a eu un franc succès l’année dernière, nous sommes là aujourd’hui pour parler de ce prix littéraire ».

Steeve Yassi Bikes de la maison d’édition « COSMOS » dit d’après cet adage que s’il faut cacher une information à un africain, il faut le mettre dans un livre : « C’est une occasion ce jour, une aubaine spéciale pour les acteurs du livre au Cameroun, c’est-à-dire les auteurs, les maisons d’édition, le gouvernement camerounais de pouvoir se mettre ensemble comme une seule entité pour célébrer le livre camerounais en particulier et la littérature africaine en général. Nous voulons davantage sensibiliser la jeunesse africaine, les inciter à s’intéresser à la lecture, montrer à travers le monde que le train de lecture est en marche au Cameroun parce que le gouvernement camerounais à travers ses différents partenaires met en œuvre des sessions de lecture, bref tout élément possible pour que le livre puisse atteindre même les coins les plus reculés. Aujourd’hui nous avons des distributeurs en charge d’assurer la distribution du livre, qu’il soit le manuel scolaire, œuvre d’intérêt général, qu’il soit œuvre artistique littéraire, jusqu’aux extrémités du Cameroun. Et ensemble auteurs et éditeurs à travers des synergies et programmes harmonisés prônent cette démarche dans l’optique que le camerounais où qu’il soit puisse accéder facilement à un ouvrage car c’est à partir de cela qu’on se découvre et qu’on se cultive, qu’on réussit à changer sa société ».

Des échanges fructueux et enrichissants appréciés par le public en espérant que c genre d’initiative sera régulière, on attendra pas la prochaine édition de la journée mondiale du livre et du droit d’auteur pour se réunir.

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