Le Palais des Congrès de Yaoundé a abrité ce 11 septembre 2025 la huitième concertation nationale entre le conseil électoral d’Elections Cameroon (ELECAM) et les autres acteurs du processus électoral. Il a été question de créer un cadre de réflexion, d’échange et d’action collectifs autour de l’élection présidentielle de 2025 afin de renforcer la confiance des citoyens, de promouvoir une participation citoyenne massive et éclairée, de prévenir les conflits électoraux pour un dialogue inclusif et de favoriser la transparence et la crédibilité du scrutin.
Réunis autour du président du Conseil Electoral d’ELECAM, Dr Enow Abrams Egbe, les institutions nationales, les partis politiques et les candidats, la société civile, les partenaires internationaux, les médias ont intervenu sur quatre principaux sujets à savoir : le dialogue inclusif et la participation multi-acteurs ; l’éducation civique et électorale ; le renforcement et la transparence électorale puis la prévention des conflits électoraux. Le thème retenu pour ces assises : « Présidentielle 2025 : dialogue inclusif pour une participation citoyenne, une élection transparente et apaisée » est fort évocateur lorsqu’on sait que l’élection présidentielle du 12 octobre prochain se situe dans un contexte marqué par des défis socio-politiques, économiques et sécuritaires, notamment dans les régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord.

D’où l’urgence de maintenir, mieux intensifier le dialogue national inclusif, de mobiliser la population autour du vote tout en garantissant des mécanismes transparents et équitables pour des élections crédibles et apaisées. Pour ce faire, ELECAM devra mettre en œuvre des mécanismes de transparence et de contrôle du processus électoral tels que le dépouillement, l’observation, la publication des résultats dans les bureaux de vote, le fonctionnement des commissions électorales. Mais surtout adopter un code de bonne conduite électorale sur les comportements et pratiques à adopter avant, pendant et après l’élection.

Parmi les partis politiques présents, le PURS qui n’est pas à sa première participation. Alphone Tankou Yamo, président de l’assemblée générale du Peuple Uni pour la Rénovation Sociale (PURS) par ailleurs porte-parole du candidat Serge Espoir Matomba s’est confié actu24.info : « ELECAM est la cheville ouvrière de cette élection, en tant que parti politique engagé dans la course à la présidentielle, nos attentes sont nombreuses. Aujourd’hui plus qu’hier, les camerounais sont confrontés à certaines situations, c’est-à-dire à des incohérences qui peuvent les amener à douter de l’incapacité d’Elections Cameroon à offrir des élections crédibles. Et pour preuve, bon nombre de camerounais n’ont pas encore leurs cartes d’électeurs. Mais nous pensons que de tels échanges sont une occasion de relever et partager avec ELECAM les manquements et les faits qui peuvent entacher le processus. Nous comptons apporter notre contribution dans le but qu’ELECAM ait les outils pour garantir des élections objectives et crédibles ».

On peut donc comprendre la raison pour laquelle dans le code de bonne conduite, dans la partie « Les Observateurs », regroupant les organisations de la société civile, les partenaires institutionnels, les missions diplomatiques sont priés de faire preuve d’une stricte impartialité dans l’exercice de leurs fonctions et n’exprimeront à aucun moment un quelconque parti pris ou une préférence à l’égard des autorités nationales, des partis, des candidats ou à l’égard de toute question en litige dans le processus électoral puis fonderont toutes les conclusions sur des preuves bien documentées, factuelles et vérifiables. Les partis politiques ; les médias ; les candidats, leurs alliés et militants sans oublier ont eux aussi leur code de conduite à respecter, surtout ELECAM qui doit continuer sa transparence et son impartialité afin que toute personne éligible et inscrite ne devrait pas se voir refuser le droit de vote.



