La réhabilitation de la section Maroua-Moutourwa d’une longueur de 36 kilomètres a permis au Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, qu’accompagne le Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Travaux Publics chargé des Routes d’apprécier l’évolution des travaux engagés sur cet axe structurant de la Nationale N1, ainsi que les mesures envisagées pour optimiser les performances du projet. Premier projet visité ce 29 mai 2026.
Longue de 36 km, la section Maroua-Moutourwa constitue le lot 1 du projet de réhabilitation des tronçons Moutourwa-Maroua et Magada-Yagoua, assorti de la construction de la voie de contournement de la ville de Maroua. Financé par la Banque Africaine de Développement, l’Union Européenne et le Gouvernement du Cameroun, ce projet représente un investissement global de plus de 21 135 523 691 F CFA Tout Taxe Comprise (TTC).

La visite de terrain a débuté par une présentation du projet faite par le Chef de mission de contrôle du Groupement CIMA International/ECTA BTP. Victor Gimou parle du matériel pratiquement complet : « Le personnel de l’entreprise est à la hauteur de nos attentes. Ils utilisent un matériel spécial qu’on appelle le plurimixeur. Ils utilisaient un d’occasion, mais actuellement ils ont acquis un plurimixeur neuf. Nous les avons félicités pour cet investissement. Toutefois, la seule chose qui peut faire déraper ce chantier c’est la trésorerie parce qu’ils ont facturé à 24%, le montant de leur contrat. Il y a aussi des postes qui restent des jours sans tourner faute de carburant, parfois un déficit en ciment empêche une bonne évolution des travaux». Les échanges entre l’équipe technique et le Maître d’ouvrage a donc permis de faire le point sur l’état d’avancement des travaux, les défis rencontrés et les dispositions prises pour améliorer le rendement des équipes déployées sur le terrain.

Au plan technique, les travaux enregistrent des avancées bien visibles, avec l’exploitation de la carrière de Tagalai, la mise en service de la station de concassage et de la centrale d’enrobage, les travaux de terrassement en zone d’élargissement ainsi que la poursuite de la construction des ouvrages hydrauliques. Le patron des Travaux publics au Cameroun, a également pu apprécier les approvisionnements anticipés effectués par l’entreprise au niveau de la carrière : une volonté de maintenir un rythme soutenu dans l’exécution des prestations.

Les travaux de chaussée amorcent également une nouvelle phase avec la réalisation d’une planche d’essai pour la couche de fondation en matériaux recyclés avec apport de grave non traitée au moyen d’un plurimixeur nouvellement acquis par le Groupement SOTCOCOG/STAPORT. Cette étape ouvre progressivement la voie au démarrage effectif des travaux de chaussée sur l’itinéraire.
Le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi a encouragé l’entreprise à maintenir la cadence tout en veillant à la qualité des prestations exécutées. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité d’une parfaite complémentarité entre les équipes de l’entreprise, la mission de contrôle et les ingénieurs du Ministère des Travaux Publics, pour des résultats probants et une meilleure coordination des interventions et un suivi efficace du projet. Il a également instruit une mise à jour des quantités du marché, en cohérence avec les réalités observées sur le terrain.

Au regard des perspectives du projet, le Ministre a prescrit l’examen des meilleures options techniques susceptibles d’optimiser l’aménagement de l’itinéraire. Il a de ce fait évoqué la possibilité, en cas d’économies réalisées sur certaines prestations, d’envisager une réflexion sur l’élargissement de la chaussée, dans l’optique d’améliorer durablement les conditions de circulation sur cet axe à fort trafic de la région de l’Extrême-Nord.

Avec un taux d’avancement des travaux estimé à plus de 14% pour un taux de consommation des délais de 62,83%, la réhabilitation de la section Maroua-Moutourwa prend forme et il y’a lieu pour les populations de se réjouir de la mise en œuvre du projet, réalisé pour l’amélioration de la mobilité des personnes et des biens entre les départements du Mayo-Kani et du Diamaré.
SOURCE : CELLULE COMMUNICATION DES TRAVAUX PUBLICS

