Tous les jours, des patients ont besoin de sang dans les hôpitaux pour diverses raisons : accidents, chirurgies, complications pendant les accouchements, anémie et autres urgences. La communauté internationale a donc choisi le 14 juin de chaque année pour célébrer la journée mondiale du donneur de sang. Occasion de rendre un vibrant hommage aux millions de donneurs de sang bénévoles et non rémunérés dont la générosité sauve des vies au quotidien. Un thème fort évocateur pour cette édition 2026 : « Une goutte d’humanité. Donnez votre sang, sauvez des vies », place l’humanité au cœur de chaque don de sang.
Un espace bien aménagé sur l’esplanade du Musée national pour recevoir les bénévoles prêts à donner de leur sang. Un don synonyme d’une puissante expression de solidarité, de compassion et de responsabilité collective. Sur le site, actu24.info va à la rencontre d’un bénévole ; Benjamin Nkot le fait depuis dix ans : « Il y a 3 ans j’ai intégré l’association Camerblood qui fait dans le bénévolat du don de sang. Existe depuis 2022, Camerblood a plus de 200 membres et est implantée à Yaoundé, Edéa, Douala, Ngaoundéré, Garoua et Maroua. Nous savons que les structures hospitalières manquent de sang, nous sommes là pour aider. Avant j’étais dans une association chrétienne la JAPE, association qui m’a permis de me lancer dans cette activité ».

Pourquoi donner du sang ?
Le sang ne se fabrique pas, il ne provient que de donneurs volontaires. Des volontaires pour sauver les victimes d’accidents ; pour aider les mères sujettes aux saignements pendant l’accouchement ; pour aider les patients subissant une chirurgie ou atteints de cancer ; pour aider les enfants souffrant d’anémie sévère.

Qui peut faire un don ? Bien que les critères d’éligibilité spécifiques varient d’un pays à un autre
Il faut être en bonne santé et en pleine forme le jour du don ; être âgé de 18 à 60 ans ; peser au moins 50kgs ; avoir un taux d’hémoglobine suffisant ; ne pas souffrir d’une maladie ou d’une infection.
Comment se préparer à faire un don de sang ?
Bien dormir la veille ; prendre un repas sain avant de faire le don ; boire beaucoup d’eau ; apportez un document d’identification valide ; portez des vêtements confortables avec des manches faciles à retrousser ; informez le personnel de santé sur tout traitement ou condition de santé particulière. Il est important de ne pas faire un don de sang à jeun ; éviter l’alcool ; ne pas fumer ; quand on est faible et fiévreux ; ne pas cacher des informations médicales au personnel de santé puis éviter toute activité physique intense mais surtout pour notre sécurité et celle du patient recevant du sang on doit répondre aux questions de dépistage avec honnêteté.

Que faire après le don ?
Se reposer quelques minutes ; boire beaucoup de liquides ; consommer des repas nutritifs ; garder le pansement pendant quelques heures ; reprendre progressivement les activités quotidiennes ; porter des charges lourdes ; pratiquer les activités physiques et sportives intenses ; consommer de l’alcool immédiatement après le don de sang et les personnes qui fument, le faire immédiatement après.
Le Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) conscient de ce manque criard de poches de sang à travers le triangle national veut faire mieux. Pour un besoin de 400 mille poches de sang par an, le Cameroun a enregistré seulement 186 962 poches de sang en 2025. Au terme de la cérémonie protocolaire ce dimanche dans la salle de fête du musée national, le Directeur Général du CNTS, le Pr Dora Mbanya déclare : « On a suivi les témoignages des donneurs, des bénéficiaires, du représentant du ministre de la Santé publique, du représentant de l’OMS, bref, tous avec un même message, une goutte de notre sang est un acte de solidarité pour l’humanité, elle nous réunit et il est important de le faire quand nous pouvons étant donné qu’il y a des critères à respecter ».

Le Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) compte ainsi sensibiliser davantage le public à l’impact salvateur du don de sang ; encourager les pouvoirs publics et les partenaires à renforcer et à investir dans les programmes nationaux de transfusion sanguine afin de garantir un accès universel à une transfusion sanguine sûre lorsqu’on sait que la mission principale du CNTS assure la disponibilité et l’accessibilité des produits sanguins de qualité en quantité sur l’ensemble du territoire national.


