L’atelier de présentation et de validation des résultats de l’évaluation des capacités des coopératives, plans de formation et d’investissement conforme au Règlement de l’Union Européenne sur la Déforestation (RDUE) s’est tenu ce jeudi à l’hôtel Djeuga Palace de Yaoundé. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre de la Cocoa Action 8, l’une des treize actions identifiées à l’issue du dialogue inclusif « Cocoa Talks » entre le Cameroun et la Commission européenne, mené entre 2021 et 2023.
Ce processus, soutenu par l’Initiative Cacao Durable de l’Union européenne, vise à améliorer les revenus des producteurs, éliminer le travail des enfants et réduire la déforestation dans la filière. Il s’inscrit dans les efforts continus pour renforcer la capacité des coopératives cacaoyères à se conformer au Règlement UE sur la déforestation 2023/1115, en promouvant une production de cacao durable et sans déforestation au Cameroun.
Le représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) Antonio Querido est fier que son institution ait pu suivre de près les enfants dans la filière cacao. Il le précise dans son propos de circonstance : « Nous vous avons présenté les besoins des coopératives pour leur mise en conformité avec le règlement zéro déforestation de l’Union Européenne. Et si tout se passe bien d’ici novembre suivra les cartes du verger cacao d’utilisation des sols et de probabilité de déforestation ».

En fait, une évaluation des capacités et besoins des organisations des producteurs a été réalisée dans les cinq principaux bassins de production du cacao au Cameroun dans les régions du Centre, Sud-Ouest, Littoral, Sud et Est.
Le représentant du ministre de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER), le Sous-directeur des Interventions Phytosanitaires, Colince Nguelo a déclaré : « Chers organisations des producteurs, restons vigilants et notre cacao est exporté et sera de plus en plus exporté vers l’Union Européenne et même vers d’autres nouveaux marché dans le monde. Il faudra juste continuer à respecter les bonnes pratiques sur le terrain. Par ma voix et celle de ma hiérarchie, je tiens à remercier tous ceux et celles qui ont œuvré de près ou de loin à l’élaboration de ces livrables ».
Le Cameroun franchit ainsi une nouvelle étape dans son engagement pour une production de cacao durable. Un atelier national de validation, organisé par la l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) avec l’appui technique de Proforest, a réuni une cinquantaine de participants issus d’une diversité d’acteurs clés de la filière cacao au Cameroun à savoir les représentants de l’administration publique, des projets et structures d’encadrement de la filière, du secteur privé, des organisations de producteurs et leurs faitières, de la société civile, des ONG internationales, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organismes de certification.

Les recommandations issues de cette rencontre permettront d’ajuster les plans avant leur mise en œuvre, ouvrant ainsi la voie à des investissements structurants et à un accompagnement renforcé des coopératives surtout lorsqu’on sait que le cacao offre de nombreux bienfaits, notamment une meilleure santé cardiovasculaire grâce à son action sur la pression artérielle et l’élasticité des vaisseaux sanguins, une amélioration de l’humeur et des fonctions cérébrales grâce à ses antioxydants et composés stimulants, ainsi qu’un apport important en minéraux essentiels comme le magnésium et le fer. Il est également connu pour ses propriétés hydratantes pour la peau et ses effets bénéfiques sur la régulation du sucre dans le sang et la prévention du vieillissement cellulaire.

