• mai 17, 2026
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Aménagement du Corridor Économique Douala–Bangui : le projet en voie de finalisation

Aménagement du Corridor Économique Douala–Bangui : le projet en voie de finalisation

Une mission de la Banque mondiale conduite par M. Alphonse SOH spécialiste senior en transport a été reçue par le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djouimessi le 10 avril 2026. C’est dans le cadre de la pré-évaluation du projet de réhabilitation du corridor économique Douala–Yaoundé–Bangui, dont le dossier sera présenté aux instances de l’institution économique en juin prochain.

Au cours des échanges, la mission de la Banque mondiale a présenté les conclusions préliminaires de son évaluation. A ce titre, la mobilisation des financements reste un enjeu capital et le Cameroun bénéficie déjà de l’engagement de plusieurs partenaires. On peut citer : la Banque mondiale, l’Agence française de développement, l’Union européenne, la Banque européenne d’investissement et la Banque islamique de développement.

On a pu avoir l’information, celle de savoir que la préparation du projet est à un stade bien avancé. La section Yaoundé–Edéa, longue de 165 km, apparaît comme la plus mature et devrait constituer la première phase des travaux. Parallèlement, la Banque mondiale entend soutenir les opérations d’entretien confortatif en cours sur les axes Ayos–Garoua-Boulaï, en attendant les travaux lourds de réhabilitation.

L’entretien routier est un sujet qui a également occupé une place de choix dans les discussions. Avec un réseau routier d’environ 11 000 km, le Cameroun fait face à un défi majeur de durabilité. Le Ministre des Travaux Publics a insisté sur la nécessité de relever l’action de l’État dans ce domaine, en procédant au renforcement du MATGENIE, une  institution publique en charge des questions d’entretien routier qui rencontre des difficultés financières. Le contrôle des charges à l’essieu, en poursuivant la réforme du Fonds routier ne sont pas en reste. Dans cette dynamique, un atelier de concertation avec le secteur privé est prévu dans les prochains jours afin de définir une stratégie nationale d’entretien du patrimoine routier et une feuille de route opérationnelle.

Sur le plan financier, la Banque mondiale envisage une contribution d’environ 400 millions de dollars. Cette mission de pré-évaluation, conduite du 6 au 10 avril 2026, constitue ainsi une étape déterminante avant le lancement du projet.

Le programme repose sur quatre grandes composantes complémentaires. La première concerne le renforcement de l’infrastructure et de la sécurité routière, avec la reconstruction de la section Yaoundé–Edéa et la poursuite des travaux d’entretien sur les autres axes du corridor. La deuxième vise la mise en place d’un système durable d’entretien, fondé sur une meilleure gestion des actifs et la modernisation des dispositifs de contrôle. La troisième composante est orientée vers le développement économique inclusif, à travers l’amélioration des infrastructures rurales et sociales le long du corridor. La quatrième quant à elle porte sur la facilitation du transport et du commerce, notamment par la simplification des procédures et la modernisation des échanges.

SOURCE : CELLULE COMMUNICATION DU MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS

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