La présentation du rapport annuel d’activités du mois d’avril au mois de novembre 2025 ; le débat sur le code de la famille attendu depuis plus de 30ans qui permettra aux femmes de revendiquer davantage leurs droits ; les féminicides ; les viols dans les régions qui ont des tensions ethniques ou communautaires, qui sont aussi en guerre ; puis outiller les femmes sur la résolution 1325 des Nations Unies qui inclue les femmes dans le processus de paix au niveau de la prévention et de la consolidation ; sont les points qui étaient inscrits au programme de l’Assemblée générale ordinaire de l’Association Camerounaise des Femmes Juristes (ACAFEJ) qui a eu lieu vendredi dernier à l’hôtel Mont Febe de Yaoundé.
C’est une présidente fière de présenter son nouveau bureau exécutif qui existe depuis avril 2025. Un nouveau bureau élu lors de la tenue d’une assemblée générale extraordinaire qui a de suite mis en œuvre un plan d’action 2025 qui a été réalisée à 90%. Yvonne Léopoldine Akoa, la présidente nationale de l’ACAFEJ se confie à actu24.info : « Les actions de plaidoyer ont été faits, des partenariats ont été noués avec des structures nationales et des organismes internationaux, nous avons un mémorandum d’entente avec ONU Femmes. Une matérialisation de ce partenariat, est l’Atelier de renforcement des Capacités de trente membres de l’ACAFEJ issus des dix régions sur « l’appropriation des instruments pertinents de promotion et de protection des droits des femmes et, la Gestion Axée sur les Résultats (GAR) » qui se tiendra les 10 et 11 décembre 2025 à Yaoundé ».

L’ACAFEJ qui a 36 ans aujourd’hui, regroupe en son sein des magistrates, des avocates, des notaires, bref des juristes qualifiées qui offrent des consultations individuelles aux femmes, leur principale cible. Une mission pertinente dans le contexte socio-juridique actuel contribue à l’édification du droit camerounais et, singulièrement, des dispositions régissant le droit de la femme et de l’enfant ; apporter à ces derniers une assistance juridique et judiciaire en luttant et en dénonçant toutes les discriminations perpétrer à leur égard ; renforcer les capacités des acteurs publics et de la société civile ; établir des relations d’échanges de bonnes pratiques et de solidarité avec d’autres mouvements féministes. Bien que la mission principale de l’ACAFEJ est l’assistance judiciaire et juridique.

Excepté ONU Femmes qui est un réel partenaire, l’Association Camerounaise des Femmes Juristes a noué un nouveau partenariat avec l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). En effet, suite à un appel à projet sur les Actes d’Etat Civil lancé par l’OIF, l’ACAFEJ a soumis un projet sur: « l’Appui à la Reconstitution par la Voie Administrative et Judiciaire des Actes de naissance à 3500 Personnes Déplacées Internes du Centre, du Littoral et de l’Ouest du Cameroun ». Le projet de l’ACAFEJ a été sélectionné pour une mise en œuvre dans ces régions, d’une durée de onze mois dès décembre 2025.
Une signature d’un partenariat avec l’UNICEF sur la promotion et la protection des droits des enfants, avec un focus sur la lutte contre les mariages précoces et forcés est en cours. Une activité importante de ce projet, est la collecte des données. Dans cette perspective, l’ACAFEJ a adressé à tous les maires sur l’étendue du territoire national, une correspondance aux fins de recueillir des statistiques fiables sur cette question.
C’est donc une année fructueuse pour l’ACAFEJ. L’assemblée générale de ce vendredi 5 décembre s’inscrivait dans la logique du fonctionnement de l’association. Occasion pour ces femmes de droit de faire leur bilan, se projeter lorsqu’on sait que l’année 2026 s’annonce riche en activités, de beaux projets en perspective pourrait-on dire.

