• janvier 23, 2026
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Cameroun : Revalorisation salariale des enseignants du privé les négociations piétinent

Cameroun : Revalorisation salariale des enseignants du privé les négociations piétinent

Pendant deux jours (du 2-3 septembre 2025), le Ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona , a tenu des concertations avec les secrétaires nationaux de l’enseignement privé ;les syndicalistes du secteur,  des fondateurs des établissements d’enseignements privés, et le Collectif des organisations des enseignants, dans le but de rehausser la grille salariale des enseignants du secteur privé.

By Myriane DJAMEGNE

Les doléances des enseignants du secteur privé à l’endroit de l’Etat se reformulent en quatre points : augmentation du salaire de base ; augmentation de la prime de documentation et de recherche ; augmentation de la prime d’évaluation et de technicité et assurance maladie.

Après avoir achevé les travaux préparatoires, il se trouve qu’un blocage est perceptible selon le représentant syndicale des enseignants pour sceller l’accord sur la grille salariale : « Le travail sur la Convention nationale Collective sur l’éducation privé au Cameroun avance à petits pas, mais nous avons un blocage fondamentale du côté du patronat qui jusqu’ici refuse de nous proposer une grille salariale. L’enseignement privé est régie par une grille salariale qui date de 1985 où le plus petit salaire est de 23000 fcfa et le plus grand 143 000 fcfa pour ceux qui ont les Doctorats. Nous sommes dans une configuration où nous avons fini les travaux préparatoires, mais le patronat refuse de nous donner les grilles qu’il faut pour sceller l’accord. Nous venons d’apprendre de la voix du ministre, que les employeurs nous demandent encore de patienter cette semaine pour nous proposer une grille, et cela nous révoltent un peu plus. En venant ici, nous avons espéré une bonne nouvelle pour débloquer la situation, mais ce n’est pas le cas. », explique Roland Assoah, secrétaire général du Collectif des Organisations des Enseignants du Cameroun.

L’urgence de la Convention collective pour rehausser le statut de l’enseignant du privé

Si elle n’est pas encore signée, c’est parce que de nombreux points restent  à date non élucidés, et suscitent encore des controverses. En insistant sur cette signature, le Secrétaire national de l’Enseignement catholique appelle tout de même les enseignants a démarrer la rentrée scolaire dans la sérénité : « Nous sommes dans le processus de pouvoir établir et de signer une convention collective pour l’enseignement privé au Cameroun, malgré quelques difficultés que nous avons évoqué et que le ministre du Travail et de la Sécurité sociale a bien voulu nous écouter pour comprendre les véritables blocages de ce que nous voulons. Autre chose capitale, c’est l’arrimage au SMIG, nous avons dit au ministre, nous sommes tous d’accord pour l’amélioration des conditions de vie et de travail de tous les personnels du milieu éducatif, nous voulons que chaque enseignant dans les écoles soit au-dessus du SMIG, c’est ce qui se fait progressivement. Nous appelons les enseignants à reprendre le chemin de l’école, tout en s’assurant que nous sommes dans le processus de vouloir trouver de manière consensuel des solutions durables et réalistes à ce secteur éducatif, pour que toute la communauté se sente à l’aise », a indiqué Abbé Aurelien Lehoun Mbea, secrétaire national de l’enseignement catholique.

Quelques avancées mineures

Si tout n’est pas rose s’agissant des revendications des enseignants du privé, quelques avancées mineures théoriques sont perceptibles : « Si on peut disséquer le projet de convention qui est prêt à être signé si la grille arrive, nous avons quand-même eu des avancées sur le plan syndical dans la théorie. C’est-à-dire que la Convention collective du secteur privé n’avait jamais existé, déjà elle existera, et elle intègre certaines protections du travailleur. », souligne Roland Assoah.

Notons que, la convention collective demande à ce qu’il y ait une grille salariale pour tout le monde, et le patronat demande d’avoir des accords par zone, ce qui n’est pas requis d’après l’arrêté ministériel qui encadre la forme et le fond des conventions collectives : « Nous avons dit au ministre qu’étant donné que c’est la première convention qui sera signée, nous sommes prêts accepter des légères tolérances au niveau de sa mise en forme. Dans ce contexte, le ministre nous a bien fait comprendre que l’Ordre catholique voulait faire des propositions par Diocèse étant donné qu’ils font dans le social, tandis que l’ordre privé, étant dans une mission purement capitaliste sont prêts à aller plus loin. Nous attendons la proposition formelle du patronat. », conclu le SG  du Collectif des Organisations des Enseignants du Cameroun.

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