• juin 4, 2026
  • Last Update juin 3, 2026 11:16 pm
  • yaoundé

SIAC 2026 : le Cameroun mise sur l’aquaculture pour renforcer sa souveraineté alimentaire

SIAC 2026 : le Cameroun mise sur l’aquaculture pour renforcer sa souveraineté alimentaire

Yaoundé, Cameroun – La deuxième édition du Salon International Interprofessionnel de l’Aquaculture du Cameroun (SIAC 2026) a été officiellement ouverte ce 2 juin 2026 au palais des sports de Yaoundé sous la présidence du ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (MINEPIA), le Dr Taïga. La cérémonie a réuni plusieurs membres du gouvernement, des acteurs de la filière aquacole, des partenaires techniques et financiers ainsi que des délégations étrangères, notamment celle du Maroc, pays hôte de cette édition.

By Myriane Djamegne

Placée sous le thème « Les politiques et stratégies de développement de l’aquaculture camerounaise comme leviers d’animation territoriale sur les plans économique, social et technologique », cette édition intervient dans un contexte de décentralisation où les collectivités territoriales sont appelées à jouer un rôle accru dans le développement économique local. À travers ce salon, les pouvoirs publics entendent promouvoir une aquaculture moderne, compétitive et capable de répondre aux besoins croissants des populations en produits halieutiques.

Faire de l’aquaculture un moteur de développement

L’objectif affiché par les organisateurs est clair : faire de l’aquaculture un levier majeur de souveraineté alimentaire, de création d’emplois et de croissance économique, conformément à la politique nationale d’import-substitution. Dans son intervention, la présidente de l’Organisation Interprofessionnelle pour le Développement de l’Aquaculture du Cameroun (OIDAC), Jeanne Etoundi, a salué l’engagement des autorités publiques en faveur du secteur. « Je voudrais exprimer notre gratitude au Président de la République. Ce salon est le nôtre. Merci pour l’accompagnement du MINEPIA. Nous devons tous être ensemble pour redéfinir l’aquaculture. Nous devons doubler les productions locales et tant que nous ne le ferons pas, nous serons dépendants des poissons avariés », a-t-elle déclaré. La promotrice du SIAC a également rappelé l’une des principales recommandations formulées lors de la précédente édition : la création d’un guichet unique et d’une agence dédiée à l’aquaculture afin de mieux structurer le secteur.

Des financements pour soutenir les producteurs

Dans le cadre de son soutien à la filière, le gouvernement a transféré une enveloppe de cinq milliards de francs CFA à la Banque des petites et moyennes entreprises. Cette mesure vise à faciliter l’accès au financement des petits producteurs et des investisseurs. Par ailleurs, plusieurs accords ont été signés dans les domaines de la pêche et de l’aquaculture afin de favoriser les investissements et de renforcer la chaîne de valeur du secteur. Ces initiatives traduisent la volonté des pouvoirs publics d’accélérer la modernisation de la production aquacole et de réduire progressivement la dépendance du pays aux importations de poisson.

Le SIAC vitrine des ambitions aquacoles du Cameroun

Prenant la parole à son tour, le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales a souligné le caractère stratégique de ce rendez-vous pour le développement du secteur. « Le SIAC 2026 est l’illustration de la mise en œuvre d’un partenariat public-privé dynamique et indispensable qui met en exergue les acteurs de la chaîne de valeur de l’aquaculture. Comme vous le savez, l’investissement est une voie royale pour traduire dans les faits les orientations du Chef de l’État », a indiqué le Dr Taïga. Le ministre a rappelé que le Cameroun dispose d’importants potentiels aquacoles encore insuffisamment exploités. « Nous devons faire de notre pays un grand bassin aquacole. Le SIAC 2026 s’illustre comme une plateforme de choix qui va accueillir toute une semaine des exposants nationaux et étrangers. C’est un événement majeur pour favoriser les échanges, s’informer sur les innovations, partager des expériences et nouer des partenariats », a-t-il ajouté. Pour le membre du gouvernement, ce salon constitue également un cadre privilégié pour promouvoir l’innovation, moderniser les outils de production et mettre en lumière les opportunités d’investissement qu’offre le secteur.

Un partenariat renforcé pour l’avenir du secteur

L’un des temps forts de cette cérémonie d’ouverture a été la signature d’une convention de partenariat entre le MINEPIA et le Port Autonome de Kribi. Cet accord illustre la volonté des autorités de renforcer les infrastructures et les mécanismes d’accompagnement nécessaires à l’essor de l’aquaculture camerounaise. À travers le SIAC 2026, le Cameroun entend ainsi affirmer son ambition de devenir un acteur majeur de l’aquaculture en Afrique centrale, tout en consolidant sa souveraineté alimentaire et son développement économique.

administrator

Related Articles

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *