• novembre 4, 2026
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Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes : Le Syndicat des Journalistes du Cameroun de la Section Centre rend hommage à Martinez Zogo

Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes : Le Syndicat des Journalistes du Cameroun de la Section Centre rend hommage à Martinez Zogo

Le 17 janvier 2023, une date inoubliable pour la famille de Martinez Zogo, les confrères, amis et connaissances. Au hall du siège de la radio Amplitude Fm, à Yaoundé, ses images sont toujours présentes, des fleurs et des bougies qui démontrent à suffisance que l’homme demeure dans les esprits. L’hommage rendu par le bureau exécutif du Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) – Section Centre, s’inscrit dans la 13ᵉ Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, que l’UNESCO place cette année sous le thème « Les menaces évoluent. L’impunité demeure ».

Les chiffres parlent : plus de 1 800 journalistes ont été tués dans le monde entre 2006 et 2025, et le taux d’impunité atteigne pour l’heure 86 % en 2026. Au Cameroun, le cas de Martinez Zogo passé de vie à trépas en janvier 2023, son procès ouvert en mars 2024 au tribunal militaire de Yaoundé, pas de réponse concrète jusqu’à ce jour, inquiète. C’est dans la radio où il travaillait que le SNJC – Centre a choisi de le rappeler ce 02 novembre 2026.

Le Président du SNJC-Centre Jean Patient Tsala

Pour la famille la douleur reste intense, la sœur cadette de Martinez Zogo, Karen Emembe Bessala se confie à la presse.

Cette journée rappelle une vérité essentielle, d’après le message du Syndicat National des Journalistes du Cameroun lu séance tenante : « Aucune société ne peut se prétendre démocratique lorsque celles et ceux qui informent le public sont menacés, agressés, arrêtés, torturés ou tués sans que justice ne soit rendue. Au Cameroun, depuis plusieurs années, des journalistes ont perdu la vie dans l’exercice de leur métier ou en raison de leurs activités professionnelles. Les noms de Bibi Ngota, de Jules Koum Koum, de Samuel Wazizi, de Ernestine Ouandie, de Anye Nde Nsoh, de Becky Jeme Iyabo, Martinez Zogo et de bien d’autres confrères demeurent gravés dans la mémoire de la profession. Pourtant, les circonstances de ces décès restent, pour la plupart, insuffisamment élucidées et les responsabilités rarement établies. La lutte contre l’impunité est une responsabilité universelle. Y mettre fin signifie tenir les personnes qui ordonnent l’assassinat de journalistes responsables de leurs crimes et les traduire en justice. Le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) rappelle que la justice ne peut être différée indéfiniment lorsqu’il s’agit d’un crime commis contre un journaliste. Le temps ne doit pas devenir l’allié de l’impunité. Les familles des victimes, la profession et l’ensemble de la société camerounaise ont droit à la vérité, à une justice indépendante, impartiale et diligente, ainsi qu’à des réparations appropriées ».

La directrice de la radio Amplitude Fm, Elise Noubissi dans son mot de circonstance pour cette journée contre l’impunité, a reconnu que c’est leur histoire, leur cicatrice encore ouverte : « A la justice, nous demandons que toute la lumière soit faite. Rendre justice à Martinez Zogo, c’est protéger chaque journaliste camerounais ».

Souhaitons tout simplement que la lumière soit faite sur les assassinats et agressions visant les journalistes au Cameroun ; les responsables devraient être identifiés, jugés et punis conformément à la loi.

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