• mars 12, 2026
  • Last Update mars 10, 2026 2:17 pm
  • yaoundé

Eau et assainissement en Afrique : de Yaoundé à Dakar : l’AAEA conclut son Congrès et appelle au temps de l’action

Eau et assainissement en Afrique : de Yaoundé à Dakar : l’AAEA conclut son Congrès et appelle au temps de l’action

Après quatre jours de réflexions stratégiques, d’échanges techniques et d’engagements politiques, le 23ᵉ Congrès International l’Association africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA) s’est officiellement achevé  ce  13 février 2025 à Yaoundé.

By Myriam Djamegne

Cette grand-messe continentale du secteur de l’eau et de l’assainissement aura réuni décideurs publics, opérateurs, partenaires techniques et financiers, chercheurs, femmes et jeunes leaders autour d’un objectif commun : accélérer l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement en Afrique.

Une clôture solennelle tournée vers l’action

La cérémonie de clôture, empreinte de symboles, a marqué la transition entre le temps du dialogue et celui de la mise en œuvre. Prenant la parole, le président de l’AAEA, Dr Blaise Moussa, a insisté sur la responsabilité collective des États et des acteurs du secteur : « Le Congrès de Yaoundé n’est pas une fin en soi, mais un point de départ ». Un appel clair à transformer les recommandations en politiques publiques concrètes et en investissements durables.

Le numérique et l’innovation au cœur des solutions

L’un des temps forts de la cérémonie aura été l’intervention du Directeur général de MTN. Wanda Matandela a mis en avant le rôle croissant des technologies numériques dans la modernisation des services d’eau et d’assainissement. Connectivité, digitalisation des réseaux, valorisation des données, autant de leviers présentés comme essentiels pour améliorer la performance des opérateurs, renforcer la transparence et étendre les services aux zones isolées.

Le groupe privé a réaffirmé son engagement à accompagner durablement les acteurs africains du secteur. Des priorités stratégiques clairement établies. Dans sa synthèse des travaux, le Directeur exécutif de l’AAEA, M. Olivier Gosso, a salué la richesse scientifique et technique de cette 23ᵉ édition.

Les débats ont permis de dégager plusieurs priorités majeures à savoir : la sécurisation durable de la ressource en eau ; l’amélioration de la performance des services publics ; la reconnaissance de l’assainissement comme pilier du développement ; la mobilisation de financements innovants ; l’accélération de la transformation numérique du secteur.

L’exposition parallèle a également joué un rôle central, servant de plateforme de convergence entre innovation, expertise et opportunités de partenariats. Un engagement politique réaffirmé.

La dimension politique du Congrès a été renforcée par les interventions ministérielles.

Le Ministre en charge de l’Eau et de l’Assainissement du Tchad, Passalé Kanabé Marcelin, a salué le rôle stratégique de l’AAEA comme cadre de coopération africaine face aux défis climatiques, démographiques et infrastructurels.

Clôturant les allocutions, le Ministre de l’Eau et de l’Énergie du Cameroun, Gaston Eloundou Essomba, représentant le gouvernement hôte, a affirmé que « l’Afrique est entrée dans le temps de l’action », appelant à transformer les engagements en investissements structurants et en services durables.

Passage de flambeau au Sénégal

Moment fort de la cérémonie : le passage officiel du flambeau entre le Cameroun et le Sénégal, pays hôte du prochain Congrès international de l’AAEA prévu en février 2028.

La transmission symbolique, marquée par des expressions culturelles camerounaises et sénégalaises, a illustré l’unité africaine et la continuité institutionnelle de l’Association.

À travers ce geste, le Cameroun a officiellement transmis la responsabilité d’organiser la prochaine édition, ouvrant une nouvelle étape dans la mobilisation continentale pour l’eau et l’assainissement.

Yaoundé, point de départ d’une nouvelle dynamique

En se refermant, le 23ᵉ Congrès de l’AAEA laisse une conviction partagée : l’Afrique dispose désormais d’une vision claire, d’une expertise consolidée et d’une volonté politique affirmée pour accélérer la transformation du secteur.

Yaoundé n’a pas marqué une conclusion.

Elle a donné l’impulsion. Rendez-vous est désormais pris en février 2028 au Sénégal pour poursuivre la dynamique engagée en faveur de l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement sur le continent africain.

administrator

Related Articles

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *