• mars 12, 2026
  • Last Update mars 10, 2026 2:17 pm
  • yaoundé

Coopération et indépendance : le Cameroun au cœur du renouveau des INDH africaines

Coopération et indépendance : le Cameroun au cœur du renouveau des INDH africaines

Du 24 au 28 février 2026, la capitale centrafricaine a servi de cadre à un rendez-vous majeur pour l’avenir des droits humains en Afrique centrale. À l’invitation de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CNDHLF), le président de la Commission des droits de l’homme du Cameroun (CDHC) a pris part, en qualité d’invité d’honneur, à l’Atelier de renforcement des capacités des Institutions nationales des droits de l’homme (INDH).

By Myriam Djamegne

Placée sous le thème «Coopération, plaidoyer et rapports parallèles: renforcer le rôle des INDH dans les mécanismes des droits de l’homme », cette rencontre de haut niveau a réuni experts, responsables institutionnels et partenaires internationaux autour des défis d’indépendance, d’efficacité et de crédibilité des mécanismes nationaux de protection des droits humains.

Président de la CDHC et président en exercice du Réseau des institutions nationales africaines des droits de l’homme (RINADH/NANHRI), le Pr James Mouangue Kobila a partagé, du 25 au 27 février, plus d’une décennie d’expérience à la tête de l’institution camerounaise.

Fort d’un solide parcours universitaire et d’un mandat continental stratégique, il a mis en lumière les défis structurels auxquels font face les INDH : coopération avec les mécanismes internationaux, conduite du plaidoyer institutionnel et élaboration de rapports alternatifs crédibles.

Ses interventions, unanimement saluées, ont souligné la nécessité d’un professionnalisme accru et d’une coordination renforcée entre institutions nationales et partenaires internationaux.

INDH et mécanismes internationaux : l’exigence d’une indépendance méthodique

À la suite de sa communication du 25 février, le président de la CDHC a été désigné modérateur de la session consacrée aux Principes de Paris et à la collaboration entre INDH et mécanismes internationaux de protection des droits humains.

Le 26 février, il a prononcé une conférence magistrale sur « Les défis de l’indépendance budgétaire et technique lors de la rédaction des rapports alternatifs ». Une intervention qui a suscité un vif intérêt parmi les participants. Dans une formule remarquée, il a rappelé que : « l’indépendance opérationnelle d’une INDH n’est ni oppositionnelle ni complaisante ; elle est méthodiquement exigeante ». Une déclaration qui résume l’équilibre subtil entre autonomie institutionnelle et responsabilité démocratique.

Coopération régionale et ambition du statut A

La dynamique engagée à Bangui s’inscrit dans un effort de coopération horizontale entre INDH d’Afrique centrale. Objectif : accompagner les institutions dans leur processus d’accréditation au statut A auprès de l’ Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’homme (GANHRI), en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH/OHCHR).

Organisé avec l’appui de l’Association francophone des commissions nationales des droits de l’homme (AFCNDH) et financé par l’Union européenne, l’atelier confirme la montée en puissance des INDH comme piliers de l’État de droit et acteurs incontournables de la gouvernance démocratique.

Le Cameroun, voix influente sur l’échiquier africain

À travers cette mission à Bangui, le Cameroun consolide son positionnement parmi les acteurs d’influence en matière de promotion et de protection des droits humains en Afrique. Une diplomatie institutionnelle discrète mais stratégique, portée par l’expertise, la coopération régionale et une conception exigeante de l’indépendance des Institutions nationales des droits de l’homme. En s’engageant aux côtés de ses homologues africains, la CDHC confirme ainsi son ambition : faire des INDH de véritables leviers d’impact pour la consolidation de l’État de droit sur le continent.

administrator

Related Articles

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *