Le Groupement qui a pour but de faire des Industries Culturelles et Créatives du Cameroun un levier de transformation économique et sociale au Cameroun a organisé une conférence de presse ce 23 avril 2026 axé sur la présentation des évènements d’hommages à Koyo Kouoh, commissaire de la 61ème biennale de Venise à la villa des créateurs à Yaoundé. Le 22 mai 2026, la ville aux sept collines va abriter la cérémonie, alors que du côté de Douala, les manifestations vont se dérouler du 28 mai au 08 août 2026.
Déjà sous terre mais sa mémoire encore vivante à travers le monde. Après son dernier séjour riche et prometteur au Cameroun quelques semaines plus tôt tant sur le plan familial que professionnel, elle s’en est allée pour l’éternité alors qu’elle s’apprêtait à annoncer le thème de l’édition très attendue le 20 mai 2025, jour de la Fête Nationale du Cameroun : « In Minor Keys » thème retenu par les organisateurs et son équipe qui devait assurer le commissariat de l’évènement
Le président du Groupement des Acteurs des Industries Culturelles et Créatives du Cameroun (ACTICCC) Blaise Etoa, déclare qu’il est important de célébrer les nôtres : « Koyo Kouoh comme Manu Dibango, Francis Bebey qui sont partis avant elle, fait partie de la famille des créateurs des œuvres de l’esprit et des opérateurs culturels de notre pays. Koyo Kouoh il faut le dire, a atteint un niveau de notoriété dans son domaine, l’art visuel, l’art contemporain jamais atteint auparavant d’où l’importance de lui rendre hommage. Commissaire de la Biennale de Venise qui est le plus grand évènement des arts contemporains dans le monde, elle a dirigé le plus grand musée d’art contemporain africain. Cela démontre à nos jeunes, qu’on peut partir du Cameroun et être vraiment respecté en Afrique et pourquoi pas dans le monde ».
Née à Douala au Cameroun le 24 décembre 1967, Marie-Noëlle Koyo Kouoh de son nom à l’état civil, rejoint sa famille à Zurich à la fleur de son adolescence. Elle s’intéresse primordialement à des études de commerce d’administration en banque avant de se tourner, bien plus tard, vers les arts et le management culturel, études qu’elle mène entre la Suisse et la France. Elle débute sa carrière comme employée au consulat des USA, tout en démontrant un intérêt accru pour les questions de représentativité autour de ce qu’elle nomme les « géographes noires ». Au regard de son expertise à travers le monde, « Madame Koyo » comme ses proches l’appelaient affectueusement, décide de retourner en Afrique. Elle pose ses valises à Dakar où elle fonde en 2010 un centre d’art au nom de Raw Material Company (Centre pour le savoir, l’art et la société) car elle croit en son potentiel. Elle dirigera en 2029, et ce pendant 6 ans, un des plus importants musées d’art contemporain du continent africain, le Zeitz-MOCAA au Cap en Afrique du Sud.

Les manifestations à Yaoundé vont donc se dérouler le 22 mai 2026 au musée national avec des hommages officiels de 9h à 10h30, suivies à 11h30 au ministère des Relations extérieures sur le thème : « Diplomatie culturelle : l’art de rapprocher les nations », une table ronde à l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC) de 15h à 18h axée sur « Marché de l’art, équipements et évènements culturels : quand la culture change l’image des nations ». Pour boucler cette journée, une soirée d’hommage à la résidence de l’ambassade de Suisse sur les solidarités culturelles entre les nations et la valorisation du patrimoine esthétique contemporain.
Une journée riche et intense en connaissances qui se poursuivra à Douala du 26 mai au 08 août 2026. Un véritable hommage qui sera ainsi rendu à Koyo Kouoh à travers un enrichissement de l’âme, un éveil de l’esprit, en nourrissant la sensibilité, affiner le regard mais surtout tisser les liens.

