Yaoundé, 15 mars 2026 — La 41e édition de la Journée mondiale des consommateurs a été célébrée dimanche à Yaoundé à l’initiative de l’Association du progrès pour la protection des consommateurs (Asoproc). La rencontre, organisée par l’association et son président Martial Kegni, s’est tenue en présence du représentant du ministre du Commerce, Benjamin Eko Fils, chef de service à la direction des normes et de la qualité, ainsi que du coordonnateur de la plateforme PAIES, Sa Majesté Edzoa Ngono, et de nombreux membres de l’association.
By Myriam Djamegne
Placée sous le thème « Produits sûrs, consommateurs confiants », cette édition a été marquée par des exposés et des échanges visant à renforcer la sensibilisation des populations sur la sécurité des produits et les droits des consommateurs.
Sensibilisation sur les normes et la sécurité des produits
Au cours de la première présentation, le représentant du ministère du Commerce a expliqué les enjeux liés au thème choisi pour cette année. Selon Benjamin Eko Fils, un produit sûr est avant tout un produit qui respecte les normes de fabrication et ne présente aucun danger pour l’utilisateur. «Un produit sûr est celui qui ne présente aucun danger parce que les normes ont été respectées lors de sa production. Cela rassure le consommateur final, car son droit à la sécurité est garanti », a-t-il indiqué.
Il a également rappelé que la protection des consommateurs repose sur un équilibre entre droits et responsabilités. Le consommateur doit notamment prendre le temps de lire les informations figurant sur les étiquettes avant d’acheter un produit, tandis que les fabricants ont l’obligation de respecter les normes de production afin de garantir la sécurité des utilisateurs.
Des campagnes de sensibilisation à travers le pays
Dans le cadre de ses activités, l’Asoproc a lancé depuis le 2 mars une série de sessions de sensibilisation et de formation dans les quartiers, les marchés et les lieux publics. Ces actions se poursuivront jusqu’au 27 mars avant de s’étendre progressivement sur l’ensemble du territoire national tout au long de l’année 2026. Les rapports des activités menées sur le terrain sont régulièrement transmis au ministère du Commerce afin de renforcer la collaboration entre les autorités publiques et les organisations de défense des consommateurs.
À travers ces initiatives, l’association accompagne l’action du gouvernement en matière de protection et de sécurité des consommateurs. Elle œuvre notamment à sensibiliser, éduquer et former les populations sur leurs droits et devoirs, tout en dénonçant les abus dont les consommateurs peuvent être victimes dans leur vie quotidienne.
L’Asoproc plaide pour le retrait des micro-ondes sur le marché
Profitant de cette tribune, le président de l’Asoproc, Martial Kegni, a salué le thème retenu pour cette 41e édition tout en appelant les pouvoirs publics à renforcer les contrôles sur les produits commercialisés au Cameroun. Selon lui, malgré les efforts consentis par les autorités, le marché camerounais reste confronté à la circulation de produits de qualité douteuse. « Le marché camerounais est encore embryonnaire avec la mauvaise qualité de certains produits qui inondent nos marchés. Nous demandons au gouvernement, au ministère du Commerce, au ministère de la Santé et aux services de douane de travailler ensemble afin de garantir un environnement de consommation plus sûr », a-t-il déclaré.

Le responsable associatif a également insisté sur la nécessité d’intensifier la sensibilisation des populations sur les bonnes pratiques d’hygiène alimentaire, notamment la vérification des dates de péremption, la qualité des produits et les conditions de conservation des aliments.
Dans cette dynamique, Martial Kegni a formulé une requête forte concernant l’utilisation des fours à micro-ondes. L’Asoproc demande en effet le retrait de ces appareils du marché camerounais et des ménages, estimant qu’ils pourraient présenter des risques pour la santé. «En attendant que notre caravane de sensibilisation atteigne toutes les populations malgré nos moyens limités, nous exhortons le gouvernement à prendre cette lutte au sérieux. L’Asoproc mène des actions fortes sur le terrain et demande le retrait de la vente des micro-ondes sur le marché camerounais et dans les ménages », a-t-il affirmé.
Malgré ses moyens limités, l’association entend poursuivre ses campagnes de sensibilisation afin de contribuer à une meilleure protection des consommateurs et à l’amélioration de la qualité des produits disponibles sur les marchés camerounais.

