Le Rapport ITIE 2024 suivi des recommandations, transparence des contrats, contenu local, transferts infranationaux et gouvernance du processus présenté à Bruxelles en Belgique au cours de la conférence mondiale de l’ITIE les 8 et 9 octobre 2026, a retenu l’attention de la Plateforme de Représentation et de redevabilité des organisations de la société civile camerounaise impliquées dans le suivi de la Gouvernance du secteur extractif. A cet effet, la Plateforme des OSC ITIE Cameroun a rédigé une déclaration, en affirmant que la publication du Rapport ITIE 2024 au plus tard le 31 décembre 2026 est indispensable. Le rapport doit être traité comme le point de départ d’un plan public de mise en conformité et de réforme, assorti de mesures correctives, de responsables identifiés, de délais vérifiables et d’un mécanisme de suivi accessible au public.
Le document est une déclaration de la Plateforme des OSC ITIE Cameroun, adressée aux autorités (Ministère des Finances, Ministère des Mines, Secrétariat Permanent ITIE, etc.) et à la communauté internationale à l’occasion de la Conférence mondiale ITIE 2026. L’objectif est d’obtenir des engagements publics, des mesures correctives, des responsables identifiés et des délais vérifiables pour améliorer la transparence et la redevabilité dans le secteur extractif camerounais.
En vérité, la Plateforme décrit une série de manquements. Les recommandations faites dans le passé ne sont pas toujours suivies. Les rapports sur le secteur extractif sont publiés trop tard, ce qui limite leur utilité.Tous les contrats et licences ne sont pas publiés comme l’exige la loi. Les informations sur l’emploi local, les achats locaux et les investissements communautaires sont insuffisantes. Les transferts d’argent aux collectivités locales ne sont pas assez transparents. Le choix des prestataires pour les audits n’est pas toujours fait de façon transparente. Les informations sur l’impact environnemental et social des projets extractifs sont difficiles d’accès.

La société civile est donc appelée à agir. Publier rapidement un tableau de suivi des recommandations passées, avec les actions prises et les responsables est prioritaire ; publier la liste complète des contrats et licences signés ou modifiés depuis 2021 ; publier un tableau clair des transferts d’argent aux collectivités locales et des informations détaillées sur le contenu local (emplois, achats, etc.); publier le rapport ITIE 2024 au plus tard le 31 décembre 2026 ; à partir de 2025, publier les rapports plus rapidement (N+1) et de façon systématique ; rendre accessibles tous les documents sur l’impact environnemental et social, ainsi que les consultations avec les communautés.
Pour tout dire, la Plateforme des OSC ITIE Cameroun doit mettre en place un mécanisme de suivi public, avec des points réguliers sur l’avancement des engagements. Si les demandes ne sont pas respectées, alerter les autorités nationales et internationales. Au finish, la société civile veut des résultats concrets : des contrats accessibles, des recommandations suivies, des revenus traçables, des transferts vérifiables, des données actuelles et une vraie participation des citoyens. Un message de la Société Civile que le Président du Comité National ITIE-Cameroun par ailleurs ministre camerounais des Finances (MINFI) ; le Vice-Président du Comité National ITIE Cameroun, qui occupe le poste de ministre des Mines et du Développement Technologique (MINMIDT) et le Secrétaire Permanent du Comité National ITIE – Cameroun doivent véritablement prendre en compte.


