C’est dans le cadre de la mise en œuvre du Programme panafricain d’éradication de la Peste des Petits Ruminants (PPR) et de lutte contre les autres maladies prioritaires des petits ruminants pour les États membres de la CEEAC que cet atelier a été organisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture en collaboration avec le Bureau Interafricain des Ressources Animales de l’Union Africaine (UA-BIRA) à travers le Secrétariat panafricain pour la PPR (PAPS). Cet atelier de trois jours vise à renforcer les capacités des États membres de la CEEAC en matière de surveillance de la PPR et des autres maladies animales transfrontalières, afin d’améliorer la détection précoce, la réponse rapide et la coordination régionale en lien avec le Programme Panafricain d’Éradication de la PPR et de contrôle des autres maladies prioritaires des petits ruminants.
La Peste des Petits Ruminants (PPR) est une maladie virale contagieuse, affectant les ovins et les caprins, entraînant des pertes économiques majeures et compromettant les moyens de subsistance de millions de ménages ruraux et périurbains. En Afrique centrale, où l’élevage des petits ruminants joue un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire et la résilience des communautés, la PPR demeure endémique dans plusieurs pays, freinant la productivité animale et limitant les échanges régionaux de bétail et de produits d’origine animale.
Dr Antonio Luís Évora Ferreira Querido, le représentant de la FAO au Cameroun souligne du reste dans son propos, que la peste des petits ruminants (PPR) est une maladie virale à propagation rapide qui affecte plus de 70 pays d’Afrique, du Proche et du Moyen-Orient et d’Asie, menace la sécurité alimentaire de près de 300 millions de familles rurales. Chaque année, elle entraîne des pertes économiques estimées à 2,1 milliards de dollars américains.

L’heure est donc grave, il faut changer la donne. Le représentant du ministre camerounais de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales, Dr Guy Iréné Mimbang, Conseiller Technique n°1 encourage les pays à se mettre ensemble dans l’optique de trouver des solutions efficaces pour parvenir à l’éradication de cette maladie, collecter des données factuelles afin de mieux orienter les actions de contrôle sur le terrain.
Le représentant AU – BIRA, Dr Casimir Marcel Ndongo Kounou , par ailleurs le coordonnateur régional du programme PPR en Afrique Centrale a relevé avec satisfaction les progrès notables enregistrés au cours de ces dernières années dans la sous-région de l’Afrique centrale, au-delà des activités spécifiques des pays, ces avancées se sont traduits par l’amélioration progressive des systèmes d’épidémiosurveillance ; la réactivation des réseaux régionaux, en particulier le réseau des laboratoires et le réseau d’épidémiosurveillance entre autres : « Dans l’histoire de l’humanité, la peste bovine était la deuxième maladie à être éradiquée dans le monde entier tant pour les hommes que pour les animaux. C’est une maladie qui cause beaucoup de pertes dans les zones rurales du continent noir. L’Afrique est le berceau de la maladie, d’où l’importance des pays qui se partagent l’économie du bétail dans une région donnée pour emmener une solution collective ».

Du 21 au 23 avril 2026, les participants renforcent ainsi leurs compétences nationales en surveillance participative et basée sur les risques ; vont harmoniser les procédures de collecte, d’analyse et de notification des données épidémiologiques ; vont définir les écosystèmes épidémiologiques et cartographier les zones à haut risque ; rendre effectif l’inter opérationnalité entre le RESEPI-AC, ARIS et WAHIS ; améliorer l’opérationnalisation du RESEPI‑AC et RESOLAB‑AC tout en élaborant et valider des feuilles de route nationales et régionales de surveillance.
Au terme donc de cet atelier, les acteurs devront disposer des compétences renforcées en surveillance épidémiologique ; les pays auront actualisé leurs cartes de risques et défini leurs écosystèmes épidémiologiques ; les réseaux régionaux de surveillance et de laboratoires seront pleinement opérationnels ; l’inter opérationnalité entre le RESEPI-AC, ARIS et WAHIS est effective ; un plan régional de surveillance harmonisé sera validé ; les États membres s’engageront formellement à intégrer ces approches dans leurs plans nationaux.

