• mai 20, 2024
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Les résultats de l’étude de la gestion des déchets digitaux sur le tapis d’un atelier de restitution

Les résultats de l’étude de la gestion des déchets digitaux sur le tapis d’un atelier de restitution

Un atelier virtuel placé sous l’initiative de PROTEGE QV s’est déroulé le 28 février dernier. L’atelier qui a regroupé près de 15 participants, tous acteurs de la gestion des déchets digitaux, avait pour objectif majeur de partager les résultats d’une étude menée par les chercheurs de cette association pour répondre à certaines préoccupations.

Quelles peuvent être malgré l’existence d’un cadre légal, réglementaire et institutionnel riche, les raisons du respect mitigé des dispositions encadrant  la gestion des déchets digitaux ?  Quel cadre légal, réglementaire et institutionnel existant permet-il d’assurer la gestion efficace des déchets digitaux, ou encore quelles améliorations pourraient être proposées ? Ce sont des préoccupations qui poussent Global Monotor e-Waste 2020 à penser que la quantité de déchets d’équipements électriques et électroniques(DEEE) produits au Cameroun en 2019 est évaluée à 24600 tonnes et moins de 10% de ces déchets sont traités de manière conventionnelle et traçable.

Cette situation s’inscrit dans un environnement marqué par une place importante accordée par le gouvernement et les populations aux TIC, particulièrement internet, qui se manifeste par le déploiement de télécentres communautaires polyvalents, le vaste programme d’encouragement à l’économie numérique, le programme « Higher education vision », visant à distribuer 500 mille ordinateurs portables aux étudiants de l’enseignement supérieur.

L’acquisition massive d’équipements électroniques (ordinateurs, laptops et desktops, tablettes, téléphones fixes) neufs ou usagers, importés est un réel danger. L’atelier virtuel modéré par la présidente  de l’association PROTEGE QV, a permis aux participants de suivre trois communications axées sur la gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques ; la présentation du cadre légal, réglementaire et institutionnel encadrant la dite gestion des DEEE. Il faut dire que ces présentations ont permis de mettre en exergue les insuffisances du cadre légal, réglementaire et institutionnel, les difficultés ressenties par tous les acteurs à se débarrasser des DEEE, un manque de sensibilisation.

Après avoir passé au crible les opportunités et les menaces de l’environnement externe, cinq recommandations ont été retenues au terme de cette réunion virtuelle à savoir : le renforcement du cadre légal, réglementaire et institutionnel par exemple l’adoption d’une loi sur les DEEE, la restructuration du ministère de l’Environnement de la Protection de la Nature et du Développement durable (MINEPDED) et le ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières (MINDCAF) ; le renforcement des capacités des acteurs, à l’instar des élus locaux et nationaux pour accroître leur sensibilité à la gestion des DEEE ; informer, éduquer, sensibiliser en introduisant notamment un module sur la gestion des DEEE dans les curricula des institutions de formation en informatique ; s’approprier des mesures incitatives économiques et sociales en réduisant les taxes sur certains équipements électriques et électroniques en vue de favoriser l’acquisition d’équipements neufs puis la dernière recommandation c’est un appui conseil aux CTD (Collectivités Territoriales Décentralisées) pour l’élaboration des plans locaux de gestion des déchets en prenant en compte les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE). Des recommandations qu’on espère qui seront appliquées à l’avenir.

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