• octobre 16, 2026
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Afrique centrale : la CEMAC mobilise les ministres de l’Énergie pour accélérer les systèmes d’information énergétique

Afrique centrale : la CEMAC mobilise les ministres de l’Énergie pour accélérer les systèmes d’information énergétique

La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) veut franchir une nouvelle étape dans la structuration de l’information énergétique régionale. Du 21 au 25 septembre 2026, Libreville accueille une réunion ministérielle consacrée à la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre des Systèmes d’information énergétique nationaux (SIEN). La rencontre sera précédée de travaux techniques réunissant les experts des pays membres.

By Myriam Djamen

Six États réunis autour d’un même enjeu énergétique

La rencontre de ce lundi regroupe les ministres en charge de l’Énergie des six États membres de la CEMAC, ainsi que des représentants de l’Union africaine, de l’AFREC et des partenaires techniques et financiers. L’objectif est de créer les conditions nécessaires à une meilleure production, collecte et utilisation des statistiques énergétiques dans la sous-région.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre. Elle est portée par la Commission de la CEMAC, sous le leadership de son président, Baltasar Engonga Edjo’o, avec l’appui du commissaire chargé du Département des Politiques économique, monétaire et financière (DPEMF), qui assure le pilotage du projet.

Des données fiables pour mieux planifier le secteur

Derrière cette mobilisation se trouve un enjeu central : disposer de données énergétiques fiables, comparables et régulièrement actualisées. Pour les États d’Afrique centrale, ces informations constituent un outil d’aide à la décision pour anticiper les besoins, orienter les investissements et améliorer la planification des infrastructures énergétiques.

L’absence de données harmonisées peut en effet compliquer l’évaluation des besoins réels des populations et des activités économiques, tout comme le suivi des performances du secteur. La mise en place de Systèmes d’information énergétique nationaux doit ainsi permettre à chaque pays de renforcer ses capacités statistiques, tout en facilitant la consolidation des données à l’échelle communautaire.

À terme, l’ambition est de disposer d’un Système d’information énergétique régional de la CEMAC (SIE-CEMAC), capable de fournir une base commune pour l’analyse et le pilotage des politiques énergétiques.

Le financement, condition de la mise en œuvre

La réunion de Libreville, capitale du Gabon intervient surtout à un moment où la question du financement devient déterminante. La CEMAC attend des États membres une appropriation politique des plans d’action nationaux ainsi que l’inscription de ressources budgétaires pérennes pour assurer leur mise en œuvre.

L’enjeu sera également de mobiliser les partenaires techniques et financiers autour de la construction du dispositif régional. Il ne s’agit donc plus seulement de définir les outils et les méthodes de collecte des données, mais de garantir les moyens humains, institutionnels et financiers nécessaires à leur fonctionnement dans la durée.

À Libreville, les ministres de l’Énergie devront ainsi donner une impulsion politique à un chantier essentiellement technique. La réussite de cette démarche pourrait contribuer à renforcer la qualité de l’information disponible sur le secteur énergétique et, par conséquent, à améliorer la planification et la gouvernance de l’énergie dans l’ensemble de l’Afrique centrale.

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